Une école à Quincy sous la révolution (1794 - 1796)



Il n’y a jamais eu de « petites écoles » à Quincy sous l’ancien régime. Le Berry était alors une des provinces les plus déshéritées de France pour l’instruction. En Champagne berrichonne tout particulièrement, la population ne jugeait pas utile de savoir lire et écrire pour vivre mieux. Rares furent les maîtres d’école qui trouvèrent à exercer dans les villages.

La Révolution, héritière des Lumières, désire développer et réformer l’enseignement. Désormais il s’agit de substituer à l’idéal religieux un idéal national et civique valable pour toutes les catégories de Français. Le patriotisme et le civisme doivent remplacer la dévotion. Le corollaire est une école nationale.

Lakanal élabore le projet de la Convention (1) organisant l’instruction publique par le décret du 30 ventôse an II (21 octobre 1793) (2) qui décide l’installation d’écoles primaires dans toutes les communes.

Les objectifs sont ambitieux. Il s’agit de développer chez les enfants les mœurs républicaines, l’amour de la patrie et le goût du travail. Ils apprennent à parler, lire, écrire la langue française (3). Ils s’exercent à l’usage des nombres, du compas, du niveau, du levier, des poids et mesures, de la poulie et de la mesure du temps. Ils acquièrent quelques notions géographiques de la France, la connaissance des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen.

Face à un programme novateur de grandes difficultés vont surgir. Certaines municipalités, parfois peu motivées, abandonnèrent tant les problèmes posés paraissent insolubles. Pourtant, dès 1794, dans le district de Vierzon, un grand nombre d’entre elles va accepter l’installation d’une école. Quincy en fait partie.

Il s’agit tout d’abord de recruter un instituteur, (4) ce qui est difficile car les candidats sont rares et souvent de piètre qualité.

Notre commune choisit le sien en juin 1794.

« Aujourd’hui 22 prairial de l’an II de la République française une et indivisible (10 juin 1794) s’est présenté par devant nous, officiers municipaux et notables de la commune de Quincy le citoyen Jean Baptiste Lassault habitant de la ville de Bourges, lequel nous a dit qu’il désirait s’établir en cette commune pour y faire les fonctions d’instituteur d’école primaire ce à quoi adhérant, après avoir pris sur le dit citoyen les renseignements possibles et avoir pris de lui le serment de s’acquitter de ses fonctions en honnête homme et franc Républicain déclarer d’une voix unanime que le dit citoyen Lassault est élu instituteur de l’école primaire de cette commune sous la promesse que fait le citoyen Lassault de faire preuve de son civisme par un certificat de la municipalité de Bourges, lequel certificat sera déposé dans notre greffe…. » (5)

Notre village n’était pas étranger à Jean-Baptiste Lassault.

Il était né à Preuilly le 3 février 1761 et baptisé ce même jour par le curé Pierre Fleury de Quincy détaché alors à Preuilly en l’absence du titulaire. Son père, Martin Lassault, laboureur, était originaire de Cerbois où il avait épousé le 1er février 1752, en troisième noce, Catherine Baranger de Preuilly. Après le décès de cette dernière en 1762, Martin convola pour la quatrième et dernière fois avec Jeanne Cosson disparue à son tour en 1765. (6)

Le sort s’acharnait sur Martin. Son fils unique n’avait que quatre ans. Le père quitta définitivement Preuilly et s’installa comme maître d’école à Saint-Florent où il connut des années difficiles avant de décéder le 21 mars 1775 en présence de Jean-Baptiste alors âgé de quatorze ans et de ses deux filles.

L’adolescent fut pris en charge par l’aînée, Jeanne, qui avait épousé Philippe Jacquier maréchal à Sainte-Thorette. (7) Jean-Baptiste fut placé en apprentissage chez un tailleur d’habits de Bourges. Adulte il fit la connaissance de Marguerite Baratier fille d’un marchand berruyer. Il l’épousa le 16 mai 1786 en l’église Saint-Pierre-le-Guillard.

Ce fut bientôt la Révolution. Jean-Baptiste y adhéra avec enthousiasme, assista aux séances de la société populaire, aux fêtes révolutionnaires et devint un parfait « sans culotte ».

Ayant été quelque peu éduqué par son père, sachant lire, écrire et sans doute ayant de modestes connaissances en calcul, lorsque Lakanal mit en exécution son grand projet d’enseignement pour tous aussitôt il se porta volontaire pour divulguer son maigre savoir mais aussi pour faire connaître les idées révolutionnaires et l’amour de la République au peuple des campagnes.

C’est alors qu’il pose sa candidature à Quincy, si proche de son lieu de naissance et de Cerbois berceau de sa famille paternelle. Comme nous venons de le constater il est accepté par la municipalité.

Il s’agit maintenant de trouver un logement à l’instituteur et un local assez vaste pour y installer son école. De nombreux prêtres, en cette période de déchristianisation, ont quitté leur village et les presbytères désormais déserts sont destinés à accueillir les maîtres et leurs élèves. Cette nouvelle affectation sera officiellement confirmée par la loi de frimaire an II (novembre 1794).

A Quincy le curé Pierre Fleury a renoncé à ses fonctions religieuses et a porté ses lettres de prêtrise à la société populaire de Mehun. Cependant il occupe toujours le presbytère confortable dont il est locataire depuis de nombreuses années.

Avec l’accord de la municipalité, le 10 juin 1794, il propose à Jean-Baptiste Lassault une modeste bâtisse, proche de sa demeure. Il en est le propriétaire et y loge le citoyen Houssier qu’il emploie sans doute pour cultiver ses terres et entretenir ses vignes. Jean-Baptiste s’aperçoit qu’il va faire un marché de dupe. Il refuse cette proposition. Ayant constaté la connivence existant entre l’ancien curé et les membres du conseil, et découvrant la forte influence qu’il exerce sur eux mais aussi sur de nombreux habitants du village, il pressent qu’il sera un obstacle à son implantation dans la commune. Il décide alors d’écarter ce personnage gênant.

Pierre Fleury est alors hors-la-loi à Quincy. En effet, le représentant en mission Noël Pointe désigné par la Convention, le jour de son arrivée dans le Cher, le 27 brumaire an II (17 décembre 1793), par arrêté, interdit à tous les anciens prêtres de résider dans la paroisse où ils exerçaient précédemment leur sacerdoce.

Jean-Baptiste Lassault a trouvé la faille. En faisant parvenir aux administrateurs du district de Vierzon son accusé de réception délivré par les officiers municipaux de Quincy il donne des précisions sur son travail, ses projets, et signale la présence illégale de celui qu’il pressent comme un redoutable adversaire et pour lequel il demande l’application de la loi.

Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1794, il fait parvenir à la société populaire de Bourges la lettre qui suit dont l’orthographe et la ponctuation d’origine ont été conservées.

« Fait à quincy le quinze messidor l’an 2ème de la républic française une indivisible

Citoyens président de la cocietté populaire de Bourges.

L’instituteur de cette commune vous prie de prandre en considération sa demande Le Cidevant Curé demeurant dans cette ditte Commune Les a bitens ons toujours dans leurs idée les principe du fanatisme Et il me parois quand l’objet néçeraplus visible devans Le Citoyen il seroit plus ézé a les dépersuadet de leurs fanatisme. Et je prie la Société de Crir à La Société de vierzon de faire passer le bultin à la ditte Commune de quincy a fin que je puisse leur proqurere Ces nouvelles a ventageuses de notre république désirant iformer une société populaire. Cela ogmenterat Leurs républiquanismes. Je prix La société populaire de prandre ma demande en considération en expulsant le fanatisme un Compatible à vec l’instituteur. »

Salut fraternité votre Concitoyen Lassault (8)

Cette lettre nous permet de mesurer les difficultés éprouvées pour trouver des maîtres compétents.

Après une confrontation difficile qui eut lieu entre les deux hommes, bien que se montrant beaucoup moins incisif, Jean-Baptiste maintient sa position : « Le citoyen fleury sidevens prêtre de La commune de quincy ma parlé que vous à viet eu Là resté de la société populaire de bourges. Mes intantions Citoyen ne sons pas pour fair la dénonciationt Contre sa réputation et son sivisme mais je demande Lexéqution de la Loy » (9)

Par prudence l’ancien prêtre décide alors de quitter le village. Il se réfugie chez une de ses sœurs à Bourges. Cependant il continuera à faire de fréquentes apparitions à Quincy où il est censé surveiller les travaux effectués dans ses terres. Ainsi il pourra suivre les événements qui vont se dérouler dans le village.

Avant de quitter ce dernier il résilie le bail du presbytère le 28 prairial an II (10 juin 1794). Désormais inoccupée la demeure est immédiatement louée au maire Pierre Guénivet qui sans doute va y loger l’instituteur et y installer l’école. (10)

Jean Baptiste Lassault va pouvoir se consacrer à son travail. Il fournit la liste des élèves inscrits à l’administration du district et commence ses cours le 26 prairial (26 juin 1794).

C’est le 26 brumaire an III (18 novembre 1794) qu’il passe devant un jury réuni à Vierzon, l’examen qui lui permet d’être reconnu officiellement comme instituteur à Quincy.

Enfin le 23 nivôse an III (12 janvier 1795) il est élu « …membre du conseil général de la commune de Quincy pour rédiger les actes destiné à constater les naissances mariages et décès… » Il remplace ainsi Pierre Fleury.

Jean Baptiste, comme de nombreux magisters choisis alors est un maître de fortune. L’examen par le jury d’instruction auquel il vient de se soumettre et la nomination définitive par les autorités locales qui va suivre n’offrent pas de garanties professionnelles bien solides. Sans doute est-il susceptible d’apprendre à lire, à écrire et à compter mais il ne possède certainement pas les connaissances nécessaires pour fournir des éléments de géographie, d’histoire du peuple et pas même l’orthographe et la grammaire comme le souhaitent Lakanal et ses collaborateurs.

Comme sous l’ancien régime, il utilise la méthode individuelle. Le maître fait travailler chaque élève séparément, à tour de rôle. La méthode est peu productive et pendant ce temps les autres enfants ne font rien et livrés à eux-mêmes ont tendance à se dissiper. Aussi le maître doit utiliser la manière forte et la baguette du coudrier a dans la classe une place privilégiée.

Tout semble cependant en ordre dans notre village pour assurer les fonctionnements de son école mais la situation va rapidement se dégrader et les événements conduire à l’échec.

La cause principale est le manque de moyens dont dispose Lakanal qui doit tout d’abord réduire le nombre des écoles. Le canton de Lury, bien que privilégié, ne disposera que de six classes : à Brinay, Cerbois, Chéry, Lazenay, Lury et Quincy. En plus de leurs propres élèves, elles se répartiront ceux des communes non desservies. Notre village se verra attribuer une partie des enfants de Preuilly. (11)

La loi de frimaire an II (novembre 1794) avait prévu un logement pour l’instituteur et un salaire uniforme pour tous. Un an plus tard, le local n’est plus assuré et le salaire fixe supprimé. L’instituteur devra vivre grâce à une rétribution perçue sur les élèves, versée par les parents, ce qui entraîne la fin de l’école obligatoire donc l’effondrement du projet de la Convention. Comme hier le maître est à la merci des familles qui pour la plupart avaient été contraintes par la loi mais qui ayant besoin d’aide pour les travaux journaliers rechignaient à envoyer leurs progénitures à l’école. (12)

A Quincy, comme dans les autres villages, les effectifs vont fondre comme neige au soleil si bien que les Lassault se trouvent rapidement avec des ressources insuffisantes. Jean-Baptiste va alors tenter de reprendre son métier de tailleur d’habits.

Le réveil religieux avait fait que le 3 ventôse an III (28 février 1795) une loi autorisait à nouveau la liberté de culte. Le 30 mai 1795 la Convention restitue les églises aux fidèles ce qui permet leur réouverture. Dès les premiers jours de juin les villages de Chéry, Brinay et Lazenay retrouvent leurs curés. Pierre Fleury, prudent, demeure toujours à Bourges, mais avec l’aide de ses amis il prépare son retour.

Le 24 brumaire an IV (14 novembre 1795), quelques jours après la promulgation de la loi qui supprime l’obligation pour les communes de fournir un logement à l’instituteur, Pierre Guénivet, prétendant vouloir désormais habiter celui qu’il loue à Jean-Baptiste Lassault, dépose une plainte devant le juge de paix du canton afin d’obtenir l’expulsion du « ci-devant » instituteur. Ce dernier qui sans doute continue d’enseigner à quelques élèves fidèles résiste malgré les attaques de plus en plus nombreuses et parfois virulentes de ses ennemis. Ceux-ci sachant qu’il n’est plus protégé par la loi, lui reprochent ouvertement son langage direct et ses idées progressistes.

C’est alors que dans sa séance du 27 prairial an IV (15 juin 1796) le Comité de l’enseignement du Cher confirme la suppression de l’école de Quincy. (13) Pierre Guénivet qui n’avait pas réussi à expulser Jean-Baptiste de sa demeure et qui depuis avait modéré son action va à nouveau se manifester et déposer une nouvelle plainte devant le juge de paix du canton. Ce dernier convoque le prévenu le 11 juillet 1796. (14)

C’est le coup de grâce porté aux Lassault désormais privés de leur école et bientôt de leur logement. Isolés dans un village où une grande partie de la population leur est devenue hostile ou indifférente ils ne peuvent plus vivre. Début juillet, sans attendre la date de la convocation devant le juge, ils quittent définitivement Quincy et se réfugieront à Vierzon où l’influence révolutionnaire est encore grande et où ils espèrent trouver du travail. (15)

Quelques jours après leur départ, le 28 messidor (8 juillet 1796) Pierre Fleury achète le presbytère dans lequel il emménage le 1er vendémiaire (13 septembre 1796).

Le 8 ventôse an V (29 septembre 1796) le Directoire départemental du Cher « arrête qu’il y aura un troisième instituteur dans le canton de Lury lequel sera placé à Quincy… et attendu que le presbytère est vendu il sera réglé une indemnité à l’instituteur pour lui tenir lieu de logement. » (16)

Nous n’avons aucune trace de cette « nouvelle classe » et de son instituteur qui, il est fort probable, n’était pas le bienvenu.

A la fin du XVIII ème siècle nous sommes revenus à la situation d’avant 1789. Il faudra attendre la loi Guizot de 1833 pour que enfin Quincy retrouve une école qu’il conservera sans interruption jusqu’à nos jours.

NOTES:

1. Chaque assemblée eut son projet. Celui de la Constituante fut l’oeuvre d’un ecclésiastique, l’évêque d’Autun, Talleyrand, futur ministre des affaires étrangères de Napoléon 1er. Il affirmait l’école universelle et gratuite sous le contrôle des pouvoirs publics. Condorcet attacha son nom à celui de la Législative. Dans la constitution de 1791 l’instruction publique sera gratuite et obligatoire. Condorcet proposait que les maîtres deviennent des fonctionnaires appointés par l’état. Lakanal élabora le projet de la Convention qui fut le seul qui eut son début d’application à Quincy.

2. Le calendrier républicain fut adopté par les conventionnels afin de bien montrer que l’avènement de la République marque une ère nouvelle. Le 22 septembre 1792 date de l’institution du régime qui coïncide avec l’équinoxe d’automne devient le premier jour de l’an I. L’année comporte douze mois de trente jours divisés en trois décades. On ajoutait cinq jours complémentaires dits « sans culottides » consacrés aux fêtes républicaines.

3. Bon nombre des assemblées provinciales discutant les cahiers de doléances en 1789 s’étaient heurtées à des problèmes linguistiques. L’abbé Grégoire dans son enquête recense plus de régions où le français était à peine parlé que d’endroits où on le connaît. (Eugène Weber « La fin des terroirs ») Apprendre le français au peuple c’était le « civiliser ». En 1894 encore les instituteurs nommés en Bretagne et ne parlant pas le breton durent recevoir des dictionnaires.

4. Les termes d’instituteur et d’institutrice ont remplacé officiellement par le décret du 12 décembre 1792 l’ancienne dénomination de maître et de maîtresse d’école. Ils désignent après cette date les maîtres de l’enseignement primaire.

5. Archives municipales de Quincy. 1er registre de délibérations du conseil municipal de la commune.

6. Les 4 mariages de Martin Lassault: 1- Le 22 novembre 1740 Martin Lassault fils de défunt Pierre Lassault et de défunte Anne Bissereau de Cerbois épouse Anne Porte de Lazenay. Celle-ci décède le 5 décembre 1741. 2- Le 5 février 1743 il épouse Marguerite Vacher de Lazenay qui est enterrée le 25 novembre 1751. 3- Le 1er février 1752 il épouse Catherine Baranger de Preuilly, mère de Jean-Baptiste. Elle décèdera dix ans plus tard en 1762. 4- Le 26 juin 1763 enfin a lieu son quatrième mariage avec Jeanne Cosson veuve de Berthomier de Villeneuve. Elle décèdera en 1765.

7. La seconde sœur de Jean-Baptiste, Marie Lassault, née en 1757, domestique à Limeux, épouse le 1er février 1785 Louis Chinault de la commune de Lazenay.

8. Archives départementales du Cher L 959 (reclassé série 1L).

9. Archives départementales du Cher L 959 (reclassé série 1L).

10. Pierre Guénivet possédait en outre deux maisons dans le bourg de Quincy. L’une se trouvait à l’emplacement de l’ancien café Claudin et l’autre était située derrière. Elles sont visibles sur le plan dressé en 1763 à la demande du seigneur Anne Louis Pinon.

11. « … une (école) à Quincy pour la dite commune et partie celle de Preuilly : savoir Lathuillerie, tout le bourg de Preuilly, Lamotte, le Coteau, le Jenet Vallin et tous les hameaux et maisons isolées qui se tiennent depuis la dite Thuillerie jusqu’à Quincy… ».

12. Voici ce qu’écrit en 1804 le préfet de l’Indre. « ….dans les campagnes les habitations sont extrêmement éloignées les unes des autres, les bras manquent et l’on cherche à rendre utiles tous ceux dont on peut disposer. Dès l’âge de six à sept ans, on confie aux enfants la garde des volailles ; on leur confie ensuite celle des troupeaux ; et aussitôt que leurs forces le permettent on les associe aux travaux de la culture. Le temps paraît aux cultivateurs mieux employé ainsi que s’il l’était à acquérir une instruction qu’ils n’ont pas reçue et dont ils pensent que leurs enfants peuvent se passer comme ils s’en passaient eux-mêmes. Les maîtres d’école se trouveront donc pour la plupart sans élèves…. »

13. Deux écoles seront conservées dans le canton, à Lury et à Lazenay.

14. Archives départementales du Cher L85 (reclassé 1 L).

15. Nous trouvons des traces du passage de Jean-Baptiste Lassault à Vierzon dans l’état civil de la ville. C’est ainsi que le 26 décembre 1804, lors de l’enterrement d’une de ses filles il est déclaré journalier, c'est-à-dire sans travail fixe. Le 7 décembre 1806 il perd une autre fille mais alors il exerce son métier de tailleur d’habits. Son épouse Marguerite Baratier décède le 5 février 1814 à l’âge de 48 ans. Enfin le 2 mai de cette même année 1816 c’est sa fille Julie, âgée de 16 ans qui disparaît. Nous n’aurons plus de traces de Jean-Baptiste Lassault à Vierzon. Ces recherches sont incomplètes. Après tant de malheurs a-t-il quitté la ville ? Il reste à le découvrir.

16. Archives départementales du Cher L 85 (reclassé 1 L)